Lamborghini Countach, l’autre super sportive Italienne

Quand il est question de parler de marques automobiles mythiques de l’autre côté des massifs Alpins, on pense forcément à Ferrari. Mais aussi à sa concurrente directe, Lamborghini.


Fondée par Ferrucio Lamborghini en 1951, la marque se consacre initialement à la production de matériels agricoles et plus particulièrement de tracteurs, devenant rapidement l’une des références du secteur après Fiat et Fergusson.


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Riche, puissant, passionné et propriétaire d’automobiles sportives, orgueilleux ou fier (trop peut-être ?), Ferrucio Lamborghini décide alors de concurrencer l’emblématique marque au cheval cabré, dont il possède un modèle. C’est d’ailleurs suite à une plainte, quant au manque de fiabilité de sa Ferrari à laquelle Enzo Ferrari lui aurait rétorqué « tu sais conduire un tracteur, mais tu ne sais pas conduire une Ferrari ! » que l’industriel décida de se lancer dans la production et la commercialisation d’automobiles d’exception.


C’est donc en 1963 que se créée la société Autombili Lamborghini, spécialisée dans la production de voitures de sports et de prestiges, marque aujourd’hui propriétée de l’Allemand Audi. Lamborghini s’installe, dès lors près de BologneSant’Agata Bolognese) et décide de faire du taureau l’emblème de la marque en hommage au signe astrologique de son fondateur, hommage perpétué en donnant des noms issus de races de taureaux aux modèles produits.


Ferruccio Lamborghini, convaincu qu’il peut créer de meilleures automobiles à motorisations V12 que Ferrari, et sachant s’entourer, fait appel à un ancien ingénieur Ferrari (Giotto Bizzarini) qui possède dans ses cartons les plans d’un moteur V12 de Formule 1. Pour ce qui est du design de ses voitures, Lamborghini fera appel à Bertone qui dessinera une majorité des sportives produites par la marque au taureau.


Lamborghini Countach, l’autre super sportive Italienne


Commence alors la production d’un premier prototype, la 350 GTV, qui sera présenté au salon de Turin cette même année 1963. Equipée d’un V12 de 3,5 litres à 4 ACT, le prototype donne naissance, en 1964, à la 350 GT. Un premier gallot d’essai qui ne connaitra pas le succès commercial escompté, seuls 120 exemplaires trouvant acquéreurs. S’en suit alors la commercialisation de modèles, devenus dès lors mythiques, comme la Miura produite de 1966 à 1973, précédant celle que l’on considère comme LA Lamborghini et dont la marque s’inspire encore aujourd’hui : La Countach.


Lamborghini Countach


Présentée en 1971 lors du salon de Genève, le prototype de La Countach (LP 500) fait l’effet d’une bombe dans l’univers des supercars de l’époque, tant d’un point de vue design que motorisation. En effet, sous la superbe carrosserie très angulaire, se loge un V12 de 5 litres de cylindrées. Une motorisation qui sera réduite à 4 litres développant 375 CV sur la Countach  (LP 400) produite et commercialisée de 1973 à 1978.


Lamborghini Countach, l’autre super sportive Italienne


Légère et racée, la Countach est un véritable avion de chasse ! Produite  entre les 2 chocs pétroliers, la bête vous propulse avec un son rauque de 0 à 100 km/h en quelques 5,4 secondes et plus de 280 km/h en vitesse de pointe. Des performances pour lesquelles il ne fallait pas regarder à la dépense, l’auto affichant une consommation de carburant dépassant allègrement les 40 litres en conduite sportive (et près de 30 litres en ville !).


Dès 1978, la LP 400 est remplacée par la version 400S, produite jusqu’en 1982. Cette nouvelle version voit la cylindrée de son V12 monter à 4 754 cm3 (contre 3 929 cm3 sur sa devancière) développant toujours 375 CV. Cependant, la Countach sera amputée de 25 CV pour le marché US plus contraignant en terme de normes antipollution, les carburateurs Weber étant remplacés par une injection électronique Bosch.


C’est à partir de 1982 que Lamborghini, qui a de nouveau travaillé sur l’historique V12, propose une version quelque peu plus brutale, la LP 500 S. Cette « nouvelle » version dispose d’une cylindrée de 4 754 cm3 (développant toujours 375 CV), ce qui permet à son propriétaire d’abattre le 0 à 100 km/h en 5 secondes et d’approcher les 300 km/h en vitesse de pointe.


Or c’est sans compter sur les ingénieurs de la marque pour s’arrêter en si bon chemin ! Dès 1986, Lamborghini stoppe la production de la LP 500S, et présente la Countach 5000 Quattrovalvole. Cette dernière embarque toujours un V12 de 5 litres de cylindrée, mais (juste) plus puissant, celui-ci développant 455 CV. On entre alors dans une autre dimension, cette Countach vous fait atteindre les 100 Km/h en dessous de la barre des 5 secondes ou encore le 1 000 mètres départ arrêté en 22,9 secondes, sans oublier une vitesse de pointe annoncée de 299 km/h. Revers de la médaille (ou pas), vous consommez alors plus de 50 lires de carburant en conduite sportive…


Lamborghini Countach, l’autre super sportive Italienne


La Countach terminera sa carrière en 1990 avec une série spéciale produite pour les 25 ans de la marque (qui remplace la 5000 QV dès 1988). Cette ultime version de la mythique Lamborghini conserve la motorisation de la version précédente, seules quelques modifications seront apportées à la carrosserie (Feux arrières plus petits, jupes latérales redessinées…).


La Countach, qui tire alors sa révérence après 17 ans de bons et loyaux services, laisse place à la Lamborghini Diablo produite en partenariat avec le constructeur américain Chrysler.


Néanmoins, la Countach, qui d’un point de vue motorisation évoluera peu au cours de sa longue carrière, n’en demeure pas moins le symbole de la supercar italienne des années 80.


Lamborghini Countach, l’autre super sportive Italienne


Très chère (967 000 Francs en 89), exubérante, brutale, ultra show off au plus fort de sa carrière, la Countach reste pour une majorité la référence en matière de sportivité et de frime. Bref, une auto déraisonnée pour Golden Boys avides de pouvoir comme l’on pouvait le lire très justement dans la presse « Une Countach, c'est la frime absolue, la défonce intégrale. Ce ne peut être ni un placement comme une Ferrari, ni un achat raisonné comme une Porsche, mais seulement un coup de folie. »


Acquérir, aujourd’hui, une Countach nécessite un certain budget (de quelques dizaines, voir centaines de milliers d’euros) et il faut se préparer à en avoir encore un peu sous le pied (financièrement parlant) pour l’entretenir. Cependant, avoir une Countach dans son garage peut justifier quelques sacrifices… Avis aux amateurs !


Arnaud Bonino

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