Rumi, L'autre Class Italienne.

Il est des marques qui incarnent invariablement l’esprit de la Dolce Vita, et d’autres qui nous invitent à la traversée de Rome comme dans les 50’s et 60’s : outre Fiat et sa célèbre 500, on pense tout de suite aux scooters de la fameuse marque Vespa, ou sa concurrente directe, Lambretta.


Cependant, il est une autre marque Italienne, méconnue aujourd’hui mais tout aussi emblématique des 50’s, qui aura marqué une génération entière : Rumi.


Créée par Donnino Rumi en 1914, la société, basée à Bergame (Lombardie), était à l’origine spécialisée dans la fonderie pour la marine et l’aviation, et en particulier les hélices. Avec l’arrêt des commandes militaires à la fin de la seconde guerre mondiale, la société Rumi tombe presque en faillite, et devra son salut avec le boom naissant des scooters d’après guerre. Une opportunité que va saisir Rumi au cours des années 50.


Scooter Rumi


Designer par Donnino Rumi lui-même, le Formichino (« petite fourmi » en italien) sera présenté en 1954 au grand public. Dès sa présentation le Formichino se démarque de sa concurrence Vespa et Lambretta par un design innovant. A tel point que l’on aime ou l’on déteste !


Elégant et racé, il se démarque de ses concurrents par un design novateur avec sa coque rigide en aluminium, son moteur bicylindres 2 temps - 125 cm3 (développant 6,5 chevaux à 6 000 tr/min) et une transmission par chaine associée à une boite à 4 vitesses.


Le Fomichino, sera décliné en 3 versions : Le standard, le Sport et le Bol d’Or (ce dernier faisant écho au succès de la marque lors de sa participation à la compétition du même nom), tous 3 équipés du fameux bicylindres à la sonorité singulière et enjôleuse.


Un scooter qui se distingue de la production habituelle par sa forme, ses performances et ses composants de qualités (donc au coût de revient élevé…). Pour ces principales caractéristiques,  cela en fera un produit haut de gamme qui le plaçait, à l’époque, au double du prix d’un Vespa ou Lambretta.. Et les ventes s’en ressentent : Ainsi, là où Vespa vendait 700 000 scooters, Rumi se contentait d'en commercialiser 15 000 !


Scooter Rumi


Résolument sportif et différent au regard de sa concurrence, le Formichino connaîtra un certain succès commercial principalement en France et dans les colonies d’Afrique du Nord, avant que la marque ne disparaisse en 1960 avec la fermeture du secteur motos de l’usine.


Plus de 50 ans après l’arrêt de la marque, il est encore permit de rouler en Formichino. Pour un peu moins de 10 000 €, il est possible de devenir propriétaire d’un modèle en très bon état mécanique et carrosserie.


Une expérience unique étant donné la rareté de ce scooter qui faisait la joie de la gent féminine de l’époque (et d’aujourd’hui…), mais qui vous procurera surtout un indéniable pouvoir de séduction auprès des amateurs de motos ou scooter anciens, et l’interrogation chez les motards actuels. La vraie « Class » Italienne finalement.


Arnaud Bonino


Scooter Rumi


Scooter Rumi


Scooter Rumi


Scooter Rumi


Scooter Rumi

Poster un commentaire